Les coeurs balancent, les corps se déhanchent, les esprits se rencontrent, les paroles s'échangent, les attirances se concretisent, les secrets sont toujours aussi bien gardés, et les soirées toujours parfaitement arrosées. Quand les doigts du bonheur s'agitent en tous sens, prêts à ramener l'allégresse perdue dans nos coeurs. Nos vies toujours prêtes à vaciller, nos voix toujours prêtes à crier nos joies et nos peines, nos carapaces toujours présentes, sont les pléonasmes de nos existences. L'hypocrisie de l'amour frappe toujours, comme un poignard qui transperce le dos d'un ange, et quand la vérité revient, elle amène avec elle un océan de larmes impossible à repousser. La boucle est bouclée, tout n'a pas été vécu et pourtant c'est tout comme. Je n'ose imaginer ce qui pourra nous arriver les années prochaines, l'avenir a toujours été d'un brouillard calfeutrant pour moi, mais là c'est pire, car je n'ai pas la moindre idée en tête, juste un vide qui se creuse alors que les jours passent. Heureux pressentiment qui s'annonce alors qu'une funeste mélodie s'échappe cladestinement d'une fenêtre ouverte grâce à la douce venue de l'été. L'heureux pressentiment qui se perd au beau milieu des doutes, le voilà qui se fait attaquer, il n'a aucune chance de s'en sortir. Les affres de mes peurs sont les plus impénétrables qui soient, mes angoisses sont presque mes uniques possessions.